Guide de rafting en tant que job d’été – Fiche métier

« La rivière, c’est un beau moyen de se découvrir », Gaël Bellingham, guide de rafting à Valcartier en 2012 (Québec).

Une ascension prometteuse pour ce descendeur de rivières

Il y a encore quelques mois, Gaël Bellingham – alors étudiant en sciences de plein air en Gaspésie –ne connaissait pour ainsi dire rien au rafting. Un ami lui suggère d’être guide de rafting pendant l’été 2012, et là, c’est une révélation : « Ça a changé ma vie, je suis vraiment tombé en amour avec cette activité. » Au point que, actuellement étudiant en sciences humaines, il se surprend à envisager d’en faire son métier. Rêve? Utopie? Peut-être pas, à en croire sa réelle motivation et la distinction de « 1er rookie » reçue à la fin de l’été dernier par son employeur, Mathieu Drouin, directeur de Rafting Valcartier.

Un recrutement par sélection naturelle  

Pour postuler à cette offre, il n’est pas nécessaire d’arriver avec tous les bagages en main. « Nous offrons une formation, qui se déroule sur 5 fins de semaine précédant l’ouverture de la saison en mai. Cette formation professionnelle de guide en rivière, validée par Transports Canada, comporte trois cours (premiers soins, sauvetage en eaux vives, guide en rivière) ainsi qu’une quinzaine de descentes en rafting », précise Mathieu Drouin. « Ma formation a été très intéressante, et j’ai appris beaucoup par le formateur qui avait plus de 16 ans d’expérience professionnelle. Mais, c’est à ce stade aussi que la sélection naturelle commence : ce job n’est pas fait pour tout le monde, et beaucoup lâchent en cours de route », reconnaît Gaël.
Arrive alors la phase de tests pour les candidats qui ont passé avec brio la formation. Composée d’une épreuve théorique et de trois examens pratiques, elle permet d’évaluer les habiletés techniques des jeunes, leur compétence sécuritaire ainsi que leur dimension humaine, et ce, « avec de vrais clients », souligne avec amusement Mathieu Drouin.

Quand sensations fortes riment avec vraies valeurs 

Pour que chaque descente soit une aventure mémorable pour ses clients,  Gaël prend le temps de créer une ambiance afin que les conditions à bord soient idéales : « J’essaie de savoir ce qu’ils font dans la vie, s’ils sont un peu inquiets par cette aventure ou complètement excités au point de vouloir apprendre à guider le bateau. » Une fois la glace brisée, les clients se libèrent pour le plus grand bonheur de notre guide Gaël : « Pour moi, c’est une véritable satisfaction lorsque je les vois complètement décrocher de leur vie stressante, quand ils arrivent à oublier leur travail et leur cellulaire et qu’ils doivent gérer, ensemble, un moment de panique. Ce n’est pas si fréquent dans la vie! » Exercer le métier de guide de rafting, c’est aussi l’occasion – voire une chance – de transmettre sa passion pour la nature, son émerveillement des paysages et ses connaissances sur la rivière à la dizaine de personnes avec qui l’on partage le bateau le temps d’une demi-journée.

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